Prévention santé

Novembre : le mois de tous les dépistages


Publié le 30 octobre 2026

Chaque année, le mois de novembre est marqué par deux grandes campagnes de prévention en santé : le Mois sans tabac et Movember.

Si elles portent sur des enjeux différents, elles partagent un objectif commun : sensibiliser, encourager la prévention et favoriser une prise en charge précoce des problèmes de santé.

Le tabac reste la première cause de mortalité évitable en France. Selon les dernières données de Santé publique France, il était responsable de plus de 68 000 décès prématurés en 2023, soit 11 % de la mortalité totale.

Malgré ce constat, les tendances récentes sont encourageantes : en dix ans, le nombre de fumeurs quotidiens a diminué de près de 4 millions en France. Par ailleurs, 55 % des fumeurs quotidiens déclarent souhaiter arrêter de fumer.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit le défi collectif Mois sans tabac, lancé chaque année au mois de novembre par Santé publique France et l’Assurance Maladie. Le principe est simple : tenter d’arrêter de fumer pendant 30 jours. Cette période constitue une occasion de s’engager dans une démarche d’arrêt, avec le soutien d’un dispositif collectif et de ressources adaptées.

Pour accompagner les participants, plusieurs outils sont proposés :

  • Un site dédié pour s’informer et bénéficier d’un accompagnement ;
  • L’application Tabac info service ;
  • Un numéro d’aide : le 39 89 ;
  • Des kits d’aide à l’arrêt, disponibles gratuitement en pharmacie ou en ligne sur le site Tabac info service.

Pour les personnes qui ne parviennent pas à arrêter de fumer en novembre, rien n’est perdu ! Santé publique France propose également la campagne « Devenir ex-fumeur », qui permet de bénéficier d’un accompagnement individuel et gratuit grâce à Tabac info service tout au long de l’année.

En parallèle du Mois sans tabac, Movember met en lumière la santé masculine. Cette campagne de sensibilisation s’articule autour de trois grands enjeux : le cancer de la prostate, le cancer du testicule et la santé mentale des hommes.

Le cancer de la prostate : mieux s’informer pour agir

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes en France. Son évolution peut être lente et certaines formes ne nécessitent pas de traitement immédiat. Il est donc important de s’informer sur cette maladie et sur les possibilités de prise en charge.

Les examens pouvant être proposés dans le cadre d’une évaluation individuelle comprennent notamment le dosage sanguin du PSA (antigène prostatique spécifique). D’autres examens peuvent être envisagés selon la situation.

En France, il n’existe pas de dépistage systématique organisé du cancer de la prostate. La décision de réaliser des examens doit être discutée avec un médecin, qui pourra expliquer les bénéfices, les limites et les éventuels risques en fonction de l’âge, des antécédents et des facteurs de risque de chacun.

En cas de question ou d’inquiétude, le médecin traitant reste un interlocuteur privilégié pour s’informer et être orienté vers une prise en charge adaptée.

Le cancer du testicule : rester attentif aux changements inhabituels

Bien que plus rare, le cancer du testicule concerne principalement les hommes jeunes, notamment entre 15 et 35 ans.

Connaître son corps et être attentif à tout changement inhabituel peut contribuer à repérer une anomalie. Une modification de la taille ou de la forme d’un testicule, une grosseur ou une gêne inhabituelle doivent inciter à consulter un professionnel de santé.

L’autopalpation peut aider à remarquer un changement, mais elle ne remplace pas un avis médical et ne constitue pas, à elle seule, un programme de dépistage systématique recommandé. En cas de doute, le médecin traitant pourra réaliser une première évaluation et orienter vers un spécialiste si nécessaire.

La santé mentale masculine : libérer la parole

La santé mentale constitue un autre pilier essentiel de Movember. Pourtant, les difficultés psychologiques peuvent encore être difficiles à exprimer, notamment lorsque les personnes concernées hésitent à demander de l’aide.

En France, les hommes représentent environ trois quarts des décès par suicide. Ce constat souligne l’importance de mieux informer, de lutter contre les idées reçues et de faciliter l’accès à un accompagnement adapté.

Des dispositifs existent pour écouter, soutenir et orienter les personnes en difficulté :

  • Le 3114, numéro national de prévention du suicide, accessible gratuitement 24 h/24 et 7 j/7 ;
  • Le dispositif VigilanS, qui assure un suivi des personnes ayant fait une tentative de suicide après leur sortie de l’hôpital.

Parler de son mal-être à un proche, à son médecin ou à un professionnel de santé constitue une démarche importante. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, pour soi-même comme pour une personne de son entourage.

Le Mois sans tabac et Movember rappellent l’importance de la prévention, de l’information et de l’accompagnement en santé. Qu’il s’agisse d’arrêter de fumer, de s’informer sur les cancers masculins ou de parler de sa santé mentale, chaque démarche compte.

Certains réflexes peuvent faire la différence : parler de son tabagisme à son médecin, s’informer sur les risques et les examens adaptés à sa situation, rester attentif aux changements inhabituels et oser évoquer une souffrance psychologique avec un professionnel de santé.

Votre mutuelle vous accompagne également dans vos démarches de prévention. Selon les garanties de votre contrat, certaines consultations et prestations de prévention peuvent être prises en charge ou remboursées. Consultez votre espace adhérent pour connaître vos garanties ou rapprochez-vous de votre médecin traitant pour bénéficier de conseils adaptés à votre situation.

Vous bénéficiez également d’un accès à la plateforme digitale Dépist&Vous, qui propose notamment un parcours de prévention personnalisé, des questionnaires médicaux ainsi qu’un annuaire de professionnels de santé et de centres agréés.



Sources :

Santé publique France ; Santé publique France ; Fondation ARC; ELSAN ; CNMSS

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